13 juillet 2009
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20:14
Notion de 4D, être centré dans le cœur, abandon au divin, être simplement : cela a été décrit de toutes les manière possibles par plein de monde, dans toutes les religions possibles.
En étant dénué de but, on se retrouve face à un mur. Comme si on t'avais amputé d'un membre que tu utilises toute la journée, et que ton cerveau continue à essayer d'utiliser, sans comprendre qu'il n’est plus là. Sans but, il n'y plus de futur. Sans futur il n'y plus de nécessité de passé. Sans passé ni futur, il n'y plus d'histoire et plus de notion de temps.
Le nouvel état n'a que faire du temps puisqu'il n'a plus d'attente du futur, il oblige donc à réellement être présent à la scène vécue. Il n'y a plus de nécessité de cogiter puisque les informations viennent d'elles mêmes par le cœur dans le silence de l'esprit. Les anciens éléments sont là : je peux les utiliser. Je ne suis pas devenu handicapé et incapable de planifier un truc avec l'agenda, ou raconter une histoire si nécessaire. Mais c'est sans intérêt, comme des jouets dont on s'est lassé. Je continue de les utiliser parce que les autres enfants y jouent. Mais ça n'a plus de sens.
Lorsque le voile commence à se lever le monde se transforme en œuvre d'art. Comme si je changeais de dimension réellement physiquement. Pourtant je suis toujours là, seul mon monde subjectif se transforme. Comme si j'avais constamment devant moi un tableau de maitre, dont les couleurs et les formes me comblent au delà de ce qu'on pouvait obtenir même par mes plus grandes victoires de l'Ego dans l'état d'avant.
A ce moment, c'est l'essence des choses et des êtres vécus ici et maintenant qui provoque l'apparition d'un état de joie et d'amour sans cause réelle. La notion de cause à effet semble avoir perdu son sens temporel. La transition est pénible parce que, à tout moment, le mental active des schémas pour faire rebasculer dans l'autre vue, qui, dénuée de son intérêt, est morne et sans but. Du coup, on doit s'abandonner pour la laisser s'en aller et se dé-constituer.
J'ai l'impression de débarquer dans un monde inconnu dans lequel les règles de fonctionnement que je connaissais ont totalement changé. C'est étrange parce que d'une certaine manière, c'est plus ou moins ce que j'ai toujours cherché en spiritualité. Mais y être confronté dans la réalité quotidienne est particulièrement bizarre.
Quand je ne m'abandonne pas, ça bloque. Donc, j'hésite entre me réjouir de ce que je perçois, ou être complètement bloqué quand mon mental repart en arrière, par habitude. Ce qui m'est venu ce week-end et que ce que je vis actuellement est une sorte de "crise d'adolescence". Comme si je n'arrivais pas réellement à gérer la transition entre deux états, un peu le cul entre deux chaises quoi.
PS:
Ma terre pure, les quelques rares fois où j'ai pu aller la visiter visuellement, a la forme d'une œuvre d'art de lumière. Les éléments et les paysages sont sculptés en lumière comme des œuvres d'arts en peinture abstraite. J'avoue que j'ignore si cela a un lien avec le fait que je me mets à voir de l'art partout, alors que j'ai été totalement hermétique à toute notion d'art visuel jusqu'à présent.
En étant dénué de but, on se retrouve face à un mur. Comme si on t'avais amputé d'un membre que tu utilises toute la journée, et que ton cerveau continue à essayer d'utiliser, sans comprendre qu'il n’est plus là. Sans but, il n'y plus de futur. Sans futur il n'y plus de nécessité de passé. Sans passé ni futur, il n'y plus d'histoire et plus de notion de temps.
Le nouvel état n'a que faire du temps puisqu'il n'a plus d'attente du futur, il oblige donc à réellement être présent à la scène vécue. Il n'y a plus de nécessité de cogiter puisque les informations viennent d'elles mêmes par le cœur dans le silence de l'esprit. Les anciens éléments sont là : je peux les utiliser. Je ne suis pas devenu handicapé et incapable de planifier un truc avec l'agenda, ou raconter une histoire si nécessaire. Mais c'est sans intérêt, comme des jouets dont on s'est lassé. Je continue de les utiliser parce que les autres enfants y jouent. Mais ça n'a plus de sens.
Lorsque le voile commence à se lever le monde se transforme en œuvre d'art. Comme si je changeais de dimension réellement physiquement. Pourtant je suis toujours là, seul mon monde subjectif se transforme. Comme si j'avais constamment devant moi un tableau de maitre, dont les couleurs et les formes me comblent au delà de ce qu'on pouvait obtenir même par mes plus grandes victoires de l'Ego dans l'état d'avant.
A ce moment, c'est l'essence des choses et des êtres vécus ici et maintenant qui provoque l'apparition d'un état de joie et d'amour sans cause réelle. La notion de cause à effet semble avoir perdu son sens temporel. La transition est pénible parce que, à tout moment, le mental active des schémas pour faire rebasculer dans l'autre vue, qui, dénuée de son intérêt, est morne et sans but. Du coup, on doit s'abandonner pour la laisser s'en aller et se dé-constituer.
J'ai l'impression de débarquer dans un monde inconnu dans lequel les règles de fonctionnement que je connaissais ont totalement changé. C'est étrange parce que d'une certaine manière, c'est plus ou moins ce que j'ai toujours cherché en spiritualité. Mais y être confronté dans la réalité quotidienne est particulièrement bizarre.
Quand je ne m'abandonne pas, ça bloque. Donc, j'hésite entre me réjouir de ce que je perçois, ou être complètement bloqué quand mon mental repart en arrière, par habitude. Ce qui m'est venu ce week-end et que ce que je vis actuellement est une sorte de "crise d'adolescence". Comme si je n'arrivais pas réellement à gérer la transition entre deux états, un peu le cul entre deux chaises quoi.
PS:
Ma terre pure, les quelques rares fois où j'ai pu aller la visiter visuellement, a la forme d'une œuvre d'art de lumière. Les éléments et les paysages sont sculptés en lumière comme des œuvres d'arts en peinture abstraite. J'avoue que j'ignore si cela a un lien avec le fait que je me mets à voir de l'art partout, alors que j'ai été totalement hermétique à toute notion d'art visuel jusqu'à présent.


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