8 mai 2008
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Me voilà donc parti chez le psychologue.
Un type plutôt banal, calé dans son fauteuil avec une montre en face de lui.
Ambiance calme et détendue.
"Bonjour, je vous écoute, qu'est ce qui vous amène chez moi?"
Et là, un barrage cède en moi et je me mets à parler. Je lâche tout : je lui explique tout sous tous les angles.
Lui me regarde stoïquement, sans bouger un sourcil. Et la séance se passe en un clin d'œil : je déballe vraiment tout.
Il faut dire que je n'ai osé en parler avec personne jusqu'à présent : c'est trop bizarre.
Et chez le psychologue, moi je suis comme à la confession devant le curé : je peux tout dire et tout raconter, c'est comme ça.
La séance se passe, et mon psy n'a même pas levé un sourcil d'étonnement. Il me regarde toujours de manière aussi neutre et ne place pas un mot.
Au bout d'une demi-heure, il me dit que la séance est finie, je fais un chèque, je prends rendez-vous pour la prochaine fois et voilà.
Je vais faire plus d'une vingtaine de séances toutes pratiquement identiques.
Pendant ces séances je vais raconter toutes les expériences, les recoupements et les tests que je suis en train de faire sur mes nouvelles perceptions. Sans aucun tabou, et lui ne va pas lever un sourcil.
Un jour, me voilà en train de lui expliquer comment j'ai compris que les pensées ne venaient absolument pas de nos têtes mais n'étaient que des choses qui passaient et que nous attrapions au passage.
En effet lorsque j'ai très envie de dire quelque chose, quelqu'un d'autre le dit brusquement autour de moi : donc je constate 5 fois par jour que j'ai une pensée en commun avec quelqu'un.
Il semblerait donc que nous partagions les pensées sans le savoir et je vais même jusqu'a élaborer une théorie qui me passe par la tête à ce moment là : nos esprits sont des postes radios et nous nous branchons sur une fréquence suivant notre humeur.
Pour une raison que j'ignore j'ai tendance à me brancher sur la fréquence des gens que je rencontre (peut être par mimétisme inconscient) ce qui fait que je partage certaines pensées. Le seul indice étant que j'ai très envie de les dire quand elles ne viennent pas de moi. Or, je suis quelqu'un qui ne parle pas, limite muet alors quand j'ai envie de dire quelque chose je sais bien que ce n'est pas normal pour moi.
Brusquement en plein milieu d'une phrase je m'arrête et je lui dis : "d'ailleurs je ne crois pas être schizophrène."
Pourquoi j'ai dit ca? Aucune idée, en plus ça tombe vraiment comme un cheveu sur la soupe au milieu du reste.
Et là, mon psy ouvre de grands yeux, me regarde comme si j'étais un extra terrestre et d'un coup lui qui n'a pas ouvert la bouche pendant vingt séances se lâche.
"Heu je ne veux pas rajouter à votre histoire mais c'est exactement ce que j'étais en train de penser...”
Il m'explique qu'il a beau le tourner dans tous les sens pour lui je ne suis pas malade mental.
Je ne suis ni schizophrène, ni mythomane ni tout plein d'autre noms de maladies psychiatrique bizarres et il m'explique à chaque fois pour quelles raisons.
Il conclut en disant que de toute façon je n'ai aucun problème, alors si je dis que je sens les énergies, et que je fais tout plein de choses bizarres et bien ma foi, ça doit être vrai. Mais en gros, il ne peut rien pour moi.
Ca sera ma dernière séance.
Je crois qu'en allant chez le psy j'attendais une phrase réconfortante comme : "vous êtes fou, tenez je vous donne des pilules, et tout rentrera dans l'ordre tranquillement."
Seulement voilà, si je ne suis pas fou, alors il y a un gros problème.
Ca veut dire que tout ce que je vis est vrai, que l'école et la société passent à côté d'un truc énorme et que tout ce qui faisait ma vie jusqu’à présent s'avère erroné. Je comprends alors qu'il va falloir que je me débrouille seul pour comprendre ce qui m'arrive.
Un type plutôt banal, calé dans son fauteuil avec une montre en face de lui.
Ambiance calme et détendue.
"Bonjour, je vous écoute, qu'est ce qui vous amène chez moi?"
Et là, un barrage cède en moi et je me mets à parler. Je lâche tout : je lui explique tout sous tous les angles.
Lui me regarde stoïquement, sans bouger un sourcil. Et la séance se passe en un clin d'œil : je déballe vraiment tout.
Il faut dire que je n'ai osé en parler avec personne jusqu'à présent : c'est trop bizarre.
Et chez le psychologue, moi je suis comme à la confession devant le curé : je peux tout dire et tout raconter, c'est comme ça.
La séance se passe, et mon psy n'a même pas levé un sourcil d'étonnement. Il me regarde toujours de manière aussi neutre et ne place pas un mot.
Au bout d'une demi-heure, il me dit que la séance est finie, je fais un chèque, je prends rendez-vous pour la prochaine fois et voilà.
Je vais faire plus d'une vingtaine de séances toutes pratiquement identiques.
Pendant ces séances je vais raconter toutes les expériences, les recoupements et les tests que je suis en train de faire sur mes nouvelles perceptions. Sans aucun tabou, et lui ne va pas lever un sourcil.
Un jour, me voilà en train de lui expliquer comment j'ai compris que les pensées ne venaient absolument pas de nos têtes mais n'étaient que des choses qui passaient et que nous attrapions au passage.
En effet lorsque j'ai très envie de dire quelque chose, quelqu'un d'autre le dit brusquement autour de moi : donc je constate 5 fois par jour que j'ai une pensée en commun avec quelqu'un.
Il semblerait donc que nous partagions les pensées sans le savoir et je vais même jusqu'a élaborer une théorie qui me passe par la tête à ce moment là : nos esprits sont des postes radios et nous nous branchons sur une fréquence suivant notre humeur.
Pour une raison que j'ignore j'ai tendance à me brancher sur la fréquence des gens que je rencontre (peut être par mimétisme inconscient) ce qui fait que je partage certaines pensées. Le seul indice étant que j'ai très envie de les dire quand elles ne viennent pas de moi. Or, je suis quelqu'un qui ne parle pas, limite muet alors quand j'ai envie de dire quelque chose je sais bien que ce n'est pas normal pour moi.
Brusquement en plein milieu d'une phrase je m'arrête et je lui dis : "d'ailleurs je ne crois pas être schizophrène."
Pourquoi j'ai dit ca? Aucune idée, en plus ça tombe vraiment comme un cheveu sur la soupe au milieu du reste.
Et là, mon psy ouvre de grands yeux, me regarde comme si j'étais un extra terrestre et d'un coup lui qui n'a pas ouvert la bouche pendant vingt séances se lâche.
"Heu je ne veux pas rajouter à votre histoire mais c'est exactement ce que j'étais en train de penser...”
Il m'explique qu'il a beau le tourner dans tous les sens pour lui je ne suis pas malade mental.
Je ne suis ni schizophrène, ni mythomane ni tout plein d'autre noms de maladies psychiatrique bizarres et il m'explique à chaque fois pour quelles raisons.
Il conclut en disant que de toute façon je n'ai aucun problème, alors si je dis que je sens les énergies, et que je fais tout plein de choses bizarres et bien ma foi, ça doit être vrai. Mais en gros, il ne peut rien pour moi.
Ca sera ma dernière séance.
Je crois qu'en allant chez le psy j'attendais une phrase réconfortante comme : "vous êtes fou, tenez je vous donne des pilules, et tout rentrera dans l'ordre tranquillement."
Seulement voilà, si je ne suis pas fou, alors il y a un gros problème.
Ca veut dire que tout ce que je vis est vrai, que l'école et la société passent à côté d'un truc énorme et que tout ce qui faisait ma vie jusqu’à présent s'avère erroné. Je comprends alors qu'il va falloir que je me débrouille seul pour comprendre ce qui m'arrive.


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