5 mai 2008
1
05
/05
/mai
/2008
19:24
Il y a donc plus d'une dizaine d'années, lors d'une période assez difficile de ma vie, je me suis mis à méditer.
J'avais appris une méditation simple lors de cours de yoga : cela consistait simplement à se coucher et à fixer un point au plafond en laissant passer les pensées. Je cogitais trop à l’époque, et cette méthode m'a semblé parfaite pour me détendre. Je me suis donc installé et ai commencé à méditer.
La plupart des gens sont incapables de rester éveillés plus de 5 minutes dans cette position : généralement un concert de ronflements suit le début de la méditation dans un cours de yoga classique.
Mais moi je suis incapable de m'endormir sur le dos : je ne dors que sur le ventre.
L'idée est de fixer un point en ne pensant à rien et en attendant le sommeil, pour surprendre la frontière où on bascule de la réalité dans le rêve.
Donc je commence à fixer mon point et à laisser passer les pensées.
- Au bout de 10 minutes, le corps commence à s'engourdir et la vision se trouble.
- Au bout de 30 minutes, le bien être est total : la tête commence à être vraiment vide et la sensation d'engourdissement arrive.
Des sensations bizarres arrivent. À chaque nouvelle sensation, une légère crispation de peur interrompt le processus et il faut recommencer. Mais à chaque fois, on s'habitue et petit à petit on reconnait les sensations et on n'y prête plus attention.
- Au bout d'une heure, le corps est paralysé, une lumière dorée semble émaner de toutes choses, sans compter des troubles bizarres de la vision. Mais on est toujours pleinement éveillé et conscient de notre environnement.
À ce moment là, les larmes coulent toutes seules et on est incapable de les essuyer mais c’est très libérateur.
-Au bout d'une heure et demie, on atteint un état qui dépasse le simple plaisir : c'est une espèce de trip ou l'esprit est libre de toute tension, le corps n'existe plus, on est une espèce de chose informe qui flotte dans un océan invisible. On a l'impression de flotter et en même temps d'accélérer. Le plaisir est total.
- Au bout de 3 heures, on approche vraiment du sommeil : les larmes ont séché depuis longtemps sur les joues et là le rêve éveillé commence : le point se transforme en papillon ou bien les meubles se mettent à voler.
On est si près du réveil que ces rêves éveillés semble aussi réels que la vie de tous les jours : mais la moindre tentative pour bouger met fin à tout et vous renvoie de l'autre coté de la frontière.
C'est une expérience assez intéressante qui fait fortement relativiser la réalité que nous contemplons tous les jours.
Voila, j'arrête de méditer, il s'est écoulé 4 heures.
Eh oui, à cette époque, je m'aperçois que je suis capable de méditer 4 heures sans la moindre difficulté.
Et le plaisir est tel qu'il doit approcher celui d'un trip à la drogue. Je n'ai jamais fumé de cigarette et encore moins de pétard donc j'ai du mal à avoir une idée, mais en gros on a tout le plaisir de la cuite (la phase de montée lors des premiers verres ou on est euphorique) sans aucun effet secondaire et en 1000 fois plus fort.
La notion d'extase mystique prend tout son sens lorsqu'on a expérimenté cet état.
Accessoirement, on obtient énormément d'effet secondaire bénéfiques : du bien être au quotidien, un regain d'énergie, des capacités de réflexion accrues.
Et il n'y a aucun effet d'accoutumance, même pas psychologique. Il faut méditer au moins une heure pour avoir les effets, alors la motivation à intérêt d'y être.
Bien qu'avec la pratique, le délai pour obtenir des effets secondaires intéressants se réduit de plus en plus.
Tous les soirs, je montais dans ma chambre à 20 heures pour aller soi-disant me coucher et je méditais jusqu'à minuit.
Cela a duré 6 mois, jusqu'à ce qu'un événement étonnant survienne.
J'avais appris une méditation simple lors de cours de yoga : cela consistait simplement à se coucher et à fixer un point au plafond en laissant passer les pensées. Je cogitais trop à l’époque, et cette méthode m'a semblé parfaite pour me détendre. Je me suis donc installé et ai commencé à méditer.
La plupart des gens sont incapables de rester éveillés plus de 5 minutes dans cette position : généralement un concert de ronflements suit le début de la méditation dans un cours de yoga classique.
Mais moi je suis incapable de m'endormir sur le dos : je ne dors que sur le ventre.
L'idée est de fixer un point en ne pensant à rien et en attendant le sommeil, pour surprendre la frontière où on bascule de la réalité dans le rêve.
Donc je commence à fixer mon point et à laisser passer les pensées.
- Au bout de 10 minutes, le corps commence à s'engourdir et la vision se trouble.
- Au bout de 30 minutes, le bien être est total : la tête commence à être vraiment vide et la sensation d'engourdissement arrive.
Des sensations bizarres arrivent. À chaque nouvelle sensation, une légère crispation de peur interrompt le processus et il faut recommencer. Mais à chaque fois, on s'habitue et petit à petit on reconnait les sensations et on n'y prête plus attention.
- Au bout d'une heure, le corps est paralysé, une lumière dorée semble émaner de toutes choses, sans compter des troubles bizarres de la vision. Mais on est toujours pleinement éveillé et conscient de notre environnement.
À ce moment là, les larmes coulent toutes seules et on est incapable de les essuyer mais c’est très libérateur.
-Au bout d'une heure et demie, on atteint un état qui dépasse le simple plaisir : c'est une espèce de trip ou l'esprit est libre de toute tension, le corps n'existe plus, on est une espèce de chose informe qui flotte dans un océan invisible. On a l'impression de flotter et en même temps d'accélérer. Le plaisir est total.
- Au bout de 3 heures, on approche vraiment du sommeil : les larmes ont séché depuis longtemps sur les joues et là le rêve éveillé commence : le point se transforme en papillon ou bien les meubles se mettent à voler.
On est si près du réveil que ces rêves éveillés semble aussi réels que la vie de tous les jours : mais la moindre tentative pour bouger met fin à tout et vous renvoie de l'autre coté de la frontière.
C'est une expérience assez intéressante qui fait fortement relativiser la réalité que nous contemplons tous les jours.
Voila, j'arrête de méditer, il s'est écoulé 4 heures.
Eh oui, à cette époque, je m'aperçois que je suis capable de méditer 4 heures sans la moindre difficulté.
Et le plaisir est tel qu'il doit approcher celui d'un trip à la drogue. Je n'ai jamais fumé de cigarette et encore moins de pétard donc j'ai du mal à avoir une idée, mais en gros on a tout le plaisir de la cuite (la phase de montée lors des premiers verres ou on est euphorique) sans aucun effet secondaire et en 1000 fois plus fort.
La notion d'extase mystique prend tout son sens lorsqu'on a expérimenté cet état.
Accessoirement, on obtient énormément d'effet secondaire bénéfiques : du bien être au quotidien, un regain d'énergie, des capacités de réflexion accrues.
Et il n'y a aucun effet d'accoutumance, même pas psychologique. Il faut méditer au moins une heure pour avoir les effets, alors la motivation à intérêt d'y être.
Bien qu'avec la pratique, le délai pour obtenir des effets secondaires intéressants se réduit de plus en plus.
Tous les soirs, je montais dans ma chambre à 20 heures pour aller soi-disant me coucher et je méditais jusqu'à minuit.
Cela a duré 6 mois, jusqu'à ce qu'un événement étonnant survienne.


/image%2F0547585%2F20250201%2Fob_a6d86c_livre1.jpg)
/image%2F0547585%2F20250201%2Fob_74be98_livre2.jpg)
/image%2F0547585%2F20250201%2Fob_f2776a_livre3.jpg)
/image%2F0547585%2F20250201%2Fob_4b2505_livre4.jpg)
/image%2F0547585%2F20250201%2Fob_ab3035_livre5.jpg)