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  • : Un blog pour noter toutes les expériences spirituelles que nous avons fait ou faisons avec pascal. Un moyen de s'y retrouver et de progresser.
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Thérapies

2 janvier 2009 5 02 /01 /janvier /2009 19:12
Alors que nous parlons avec Pascal, je lui parle de la musique sur les lieux sacrés.

Je me demande si, d'une manière ou d'une autre, je ne devrais pas me mettre aux chants sacrés : j'ai toujours chanté juste bien que n'ayant pas beaucoup de voix.

Il me répond que ce n'est pas mon truc et ne le sera jamais : par contre je dois reprendre le violon.

Le violon n'est pas un épisode très gai de ma vie et j'avoue que a me fait mal d'entendre ça.

Mais Pascal, lui, me dit qu'ils ont toujours aimé quand je jouais du violon : parce que je jouais pour leur faire plaisir simplement.

Revenons sur mon karma difficile avec la musique.


* * *

Donc à cinq ans, mes parents nous ont fait donner des cours de piano à ma soeur, mon frère et moi. (j'ai une soeur jumelle et un frère qui a un an de plus que moi)

Je me rappelle encore de la scène : la dame joue la gamme et puis elle nous demande de nous retourner pour voir si nous reconnaissons les notes. Mon frère et ma soeur ne reconnaissent rien.

Pour moi il se passe une choses étrange : j'entends le son mais également le nom de la note. La note me dit son nom tout simplement. Donc c'est instantané : je connais tous les sons : ils me disent tous leurs noms

Aussitôt mes parents sont ravis : la prof leur annonce que j'ai un don avec la musique (un truc qu'on appelle : l'oreille absolue.). Ce don a été hérité de mon grand père qui jouait du violon et a toujours adoré cet instrument.
Le même grand père qui était toujours dans la lune et parlait de gnome curieusement.

Bien évidement à l'époque je n'ai aucune idée de ce que peut être la clairaudiance, mes parents pas plus que moi et les scientifiques encore moins. On sait juste que certaines personnes connaissent spontanément le nom des notes mais personne ne sait pourquoi.

Du coup, ni une ni deux, me voilà inscrit au cours de violon l'année d'après.
Dès le premier cours le prof annonce que je suis très doué et c'est parti pour la galère.

Ce n'est pas que je n'aime pas le violon ou la musique : mais très vite je m'aperçois qu'au conservatoire on n’est pas là pour nous apprendre à aimer les choses, mais plus pour nous faire marcher à la baguette et bosser.

Or, je suis réfractaire à cette méthode d'enseignement : je ne peux apprendre que dans le plaisir et la simplicité (la lumière l'a bien compris, elle.).
Je suis réfractaire à la notion de compétition (du moins disons qu'à cette époque je refoule cet aspect.)

Très vite je m'aperçois que je n'ai pas vraiment besoin de bosser : je ne fous rien et tous les ans j'ai les félicitations du jury. Le solfège c'est pareil : je suis imbattable sur les notes : normal elles me disent leur nom.

Au bout de 9 ans j'étais capable de prendre une dictée musicale sur 4 voix en seulement deux écoutes sur les notes.

Le rythme était plus poussif et nécessitait au moins 4 écoutes de plus : mais je n'ai jamais eu le sens du rythme : un problème vu en neurotraining bien plus tard d'ailleurs.
"on m'imposait un rythme qui n'était pas le mien" d'après elle : effectivement c'était réellement ça.

Il suffit que j'entende une fois un morceau pour pouvoir le rejouer sur mon violon : (du moins s’il est simple) je suis pas un surdoué de la musique non plus, faut pas abuser. Je suis juste doué.

L'impression générale : être passé à coté de mon enfance.

Toutes les semaines 3 heures de cours de violon, 2 heures de solfège et 3 heures d'orchestre.
En dehors de l'école je passais mon temps là bas et des examens à n'en plus finir tous les ans et des galas de fin d'année où je montais sur scène avec la peur au ventre, et les repas de famille où tout le monde voulait que je joue à la fin.. un enfer pour moi.

Pourquoi je n'ai pas arrêté: pour faire plaisir à ma mère : elle adorait le violon (ça lui rappelais les morceaux que son père lui jouait étant petite) et je n'avais pas le coeur de dire stop.

Puis vers 17 ans j'ai commencé à en avoir assez : le verdict a été clair, soit je me mettais à bosser sérieusement pour progresser dans la technique et devenir violoniste professionnel : ce qui est une voie qui ne me convenait pas du tout;  soit je laissais tomber. Le moi supérieur a décidé pour moi (étonnamment).

J'ai passé un examen catastrophique : rien n'allait, moi qui avais tous les ans les félicitations du jury je me retrouve recalé.  Aucune explication je n'ai rien fait de plus ou de moins que les autres années : mais ma prestation a été catastrophique.

Ce jour là je comprends que la coupe est pleine et le destin me permet de me libérer de ce fardeau.
Malgré les gros grincements de dents, mes parents finissent par accepter que j'arrête le conservatoire.

Cette année là je commence à prendre quelques cours avec une prof assez connue que j'ai rencontrée dans un stage.  (plus pour le plaisir : le deal avec ma mère pour ne pas complètement la décevoir.)

Elle reconnait que ma technique n'est pas terrible, mais j'ignore pourquoi elle trouve que j'ai un sens de la musique très poussé. Elle dis que pleins d'élèves bien plus avancés que moi (des futurs professionnels) ont une technique bien meilleure, et pourtant elle dit que quand je joue elle ressent vraiment quelque chose.. va savoir.

En tout cas elle me propose de donner des cours dans un centre culturel: une place que tous ses élèves se battent pour avoir et elle me file ce poste à moi. (pourquoi? vraiment aucune idée..)

Et me voilà à enseigner le violon à des enfants.

Honnêtement, au vu de mon passif je n'ai pas le coeur de les forcer à travailler et si nous nous entendons bien je ne suis pas sur qu'ils aient appris grand chose avec moi.

Pourtant c'est à cette époque que la musique me joue encore des tours.

Ceux qui n'ont pas essayé d'enseigner le violon à des débutants n'ont pas idée de ce que veut dire entendre un bruit qui te déchire de la tête au pied. C'est simplement insupportable.

A cette époque je commence à sortir en boite de nuit et je m'aperçois que je ne peux tout simplement pas supporter ces endroits. Le rythme me déchire de l'intérieur et je ne comprends pas que les autres ne le voient pas.
Mais j'ai envie de m'intégrer: si tu ne sors pas un minimum comment rencontrer des filles?

Je comprends qu'après m'avoir volé mon enfance, le violon va me voler ma jeunesse.

A ce moment je comprends brusquement ceci (étonnement) : les oreilles sont une porte ouverte vers notre intérieur.
Mais il est possible de fermer l'accès subtil qu'on laisse au son et nous sommes seuls à décider de ce qui nous affecte ou non.

Je décide donc de fermer.

Peu de temps après j'abandonne entièrement le violon. Ca fait plus de 14 ans maintenant et ça a été une libération. je ne m'intéresse plus à la musique et ne l'écoute même plus en fait. C'est un aspect de moi que j'ai refoulé.

Au fond d'une armoire traine le violon de mon grand père dont j'ai hérité.
Il a été cassé pendant son alzheimer et sa longue maladie avant sa mort. Ma grand mère l'a réparé et me l'a donné.

Bien que les violonistes ne parlent pas d'ésotérisme et n'en aient pas la moindre notion nous savons tous qu'un violon est vivant : que le bois dont il est fait est important : car l'âme de l'arbre qui l'a conçu vit en lui. (ce que la géobiologie m'a confirmé.)

Plus nous jouons avec lui plus le son se développe et plus l'âme du violon grandit (comme le sabre : il y a une notion d'égrégore par dessus).

Un violon dans un musée laissé longtemps sans jouer s'endort. (termes que les violonistes utilisent réellement!) et a besoin d'être réveillé. Un violoniste est prêt à tout donner pour récupérer son violon : c'est une partie de lui et un compagnon fidèle REELLEMENT et un grand violoniste ne peut réellement bien jouer sur un violon qui n'est pas le sien. (enfin beaucoup ne verraient pas la différence bien sur, mais lui la voit !)

Le violon de mon grand père ne sonne plus : son âme est éteinte il a été blessé et peut être qu'il ne pourra pas être à nouveau éveillé. Mais qui sait? au fond du bois l'esprit peut surement être ranimé, et peut être que lui pourra me parler de mon grand père puisqu'il a été son compagnon pendant tant d'années.

Peut être bien que, finalement, nous pourrons nous soutenir l'un l'autre, comme deux éclopés de la musique, pour réapprendre à l'aimer.

J'ai peur que la lumière ne me laisse pas le choix de toute façon.


PS :
L'échantillon de morceau sur le site du géobio est un truc que je n'avais pas entendu (en fait je n'ai pas eu la curiosité d'aller le voir même après le commentaire de kadak).
Effectivement il est très mauvais sur le plan musical (bien que ça ne vaille pas un enfant qui fait couiner un violon.)

Ce que nous avons fait durant le stage n'avait rien à voir : nous avons simplement psalmodié.

Et l'expérience était grandiose mais encore une fois je ne l'ai vécue que par le toucher : l'auditif est une chose que j'ai fermée, ce qui explique que j'entende si peu les voix en clairaudiance surement.
J'ai pu toucher le son tellement il était dense lors du rituel au milieu du vortex : vraiment magique : je comprends pourquoi certains disent qu'on doit pouvoir faire lever des objets rien qu'avec ça.

Bon de toute façon j'ai demandé et y'a aucun problème à ce niveau.
( Par contre j'imagine que le petit groupe qu'il a formé s'est amélioré sur la justesse, du moins j'espère !)

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Published by christophe - dans Texte
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commentaires

Sébastien 14/03/2009 10:21

Bonjour Christophe,

Je ressort ce post, la musique est un outil thérapeutique merveileux mais souvent négligée. Elle intervient sur nos différents états d'esprit, et modifie non seulement nos humeurs mais nos énergies. Alors, ma question est la suivante, y a-t-il des musiques spécifiques destinées aux connections divines, ou qui peuvent aider en énergétiques, d'avance merci.

christophe 15/03/2009 07:02


Je connais très mal la musique d'un point de vue énergétique, donc j'ai peur de ne pas pouvoir aider à ce niveau.


CATHESSA 12/02/2009 09:39

A propos du sujet sur la famille et les héritages trans-générationnels qui peuvent être de véritables "enclumes" que l'on se coltine parfois inconsciemment ou que la famille nous impose mais heureusement il existe le libre-arbitre et ce livre donne des explications pour "sortir" de ce cercle donc voici le titre d'un livre qu'un sociologue m'avait prêté :

"Aïe, mes aïeux !" Anne Ancelin Schützenberger

Bonne lecture !!!

shana 06/01/2009 23:45

cette histoire de violon me touche particulièrement pour diverses raisons, puisque la musique est au coeur de ma vie ( d'ailleurs, je parle un peu avec l'elfe musicien!)
je crois que si tu décides de la façon dont tu vas te réappropier le violon, si tu improvises par exemple; si tu réinventes la gamme ( ce que font les indiens puisque l'octave indienne est divisée en 22 degrés) tu vas ouvrir des portes
j'ai toujours eu conscience que par rapport au ton de do, par exemple; il y a une ouverte entre le fa dièze et le sol bémol, il y a là quelque chose qui s'ouvre sur un ailleurs
j'en ai l'intuition
en fait, à partir d'une tonique, la quarte augmentée rehaussée ouvre quelque chose...

et en fait, j'aime bien que mon piano ne soit pas accordé "juste", ça le coupe de quelque chose...

christophe 07/01/2009 02:36


Je vais m'y remettre tranquillement. C'est vrai que quand j'en jouais je n'avais pas encore ouvert les perceptions énergétiques que j'ai actuellement, donc je ne sais pas trop ce que je vais
trouver.

Il vas falloir quand même que je rééduque mon oreille depuis le temps (bien que ça ai l'air de revenir vite.) Parsque je sais que l'oreille peut s'affiner à l'infini et distinguer les écarts
subtils de plus en plus avec le temps.


patricia 04/01/2009 07:19

tu as raison sur un point, tu étais le seul du lot doué pour la musique!peut être que c'est là que j'ai découvert que si tu prenais l'air con on te foutait la paix... En tout cas, moi, je t'admirais beaucoup sur ça et c'est vrai que je t'enviais parceque tu ne foutais rien! je pense effectivement que c'est un beau projet de reprendre juste pour reveiller le violon et tu me diras ce qu'il te ditsur baboum...

christophe 04/01/2009 09:43


Je te raconterais et effectivement je vais reprendre la musique tranquillement, mais pour le plaisir cette fois.


kadak 03/01/2009 16:42

"bien que ça ne vaille pas un enfant qui fait couiner un violon".
En fait ta prof voulait ta mort ou quoi ?
Moi-même je n'ai pas l'oreille absolue mais je suis hyper sensible au son, si ça t'intéresse je peux essayer de te sélectionner quelques morceaux avec du son particulièrement intéressant, ou des musiciens particulièrement justes (au niveau de l'âme). Quoi qu'il en soit je te conseille la musique indienne, ils sont dans l'ensemble meilleurs que nous (et connus pour l'être). Comme dit un ami, ça fait des milliers d'années qu'ils étudient l'art d'ouvrir le canal central avec la musique (contrairement aux occidentaux qui ont un peu oublié cet aspect) Sur youtube il y a plein de trucs.

christophe 03/01/2009 17:13


He he ouaip c'est sur, honnètement je sais pas comment ils font pour enseigner.
Mais doit y avoir possibilité d'ouvrir et de fermer à volonté certains accès internes.. faudra que je vois ce qui viens sur la question.

Je suis assez intéréssé par les morceaux que tu pourrais me conseiller.
En fait il faut que je redécouvre cet aspect et que je m'y mette.

Merci beaucoup.