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  • : Evolution spirituelle.
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  • : Un blog pour noter toutes les expériences spirituelles que nous avons fait ou faisons avec pascal. Un moyen de s'y retrouver et de progresser.
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Thérapies

2 janvier 2009 5 02 /01 /janvier /2009 19:05
Donc un début d'année qui promet.

Je suis allé faire le réveillon chez Pascal et on s'est tous levé assez tard le matin.

J'ai croisé énormément de gens malades ces derniers temps (on dirait qu'il y a une espèce de grippe qui traine ou de crève quelconque) et je sens un début de douleur dans la gorge.

(ça ne rate jamais dès que je fais le malin en disant que je ne suis jamais malade ou que je sais faire ci ou ça on me file un coup de pied au cul direct.).
Bon pas grave.

Alors qu'on va prendre quelques mesures sur le puits, Pascal propose que l'on s'occupe du jardin en désherbant.
En temps normal je lui aurais plutôt dit que ça serait mieux d'aller prendre l'apéro, mais étonnamment j'ai trouvé brusquement que c'était une bonne idée de jardiner.

Alors, pour vous donner une idée, je n'ai jamais fait la moindre opération dans un jardin : à part aider à creuser le puits de Pascal. j'aurais aussi bien pu grandir sur une station spatiale : je n'ai pas la moindre notion de nature et de travail élémentaire dans un jardin (du moins au niveau matériel).

Donc on se met à désherber : et là, je m'aperçois qu'il y a des ronces. Bien évidemment Pascal ne trouve pas les gants. Pas grave Pascal propose qu'on le fasse à main nue (Pascal est un guerrier dans l'âme.)
Moi je préfère prendre un torchon pour me protéger un peu les mains.

Résultat un moment très sympa : pendant toute l'opération nous avons retrouvé le sentiment d'unité surement bien connu des jardiniers, mais je dirais que là, ça allait plus loin : en fait nous sommes devenus un élément du jardin. Il est clair pour moi que le jardin était content de l'opération et qu'il nous guidait dans ce qu'il voulait.

Pascal dit que l'esprit de l'eau est également très content qu'on ait creusé le puits et il est clair qu'il veut une fontaine (ou un truc du genre). L'emplacement où la mettre parait également limpide.

En fait nous en faisons qu'un avec le jardin et devenons en quelque sorte une extension matérielle de lui : c'est une unité collective.

Au départ j'ai un sentiment de rejet en me disant que je vais arracher des ronces : après tout elles ont le droit de vivre comme les autres?
Pourtant elles étouffent les rosiers? alors que faire?

Apparemment c'est la volonté du jardin lui même que nous désherbions (ou de l'esprit gardien du lieu bien que là, j'ai une impression de conscience collective forte, comme quand je me relie à un terrain entier: ce qui est peut être similaire bien qu'ici je ne me distingue pas de l'esprit : je fais un avec lui).

D'après ce que je comprends, si on suit les directives de la conscience située au dessus de la ronce, il n'y a pas de souffrance. Les plantes n'ont pas un Ego comme le notre qui les fait se sentir séparées : elles sont déjà une entité collective qui peut exprimer une individualité dans certains cas : mais pas au point d'être dépendante totalement de leur corps matériel.

Les animaux ont déjà plus d'individualité bien qu'ils soient loin d'un Ego comme le notre également: d'où une notion de meute et de groupe très forte.

Nous avons laissé quelques ronces dans un coin du jardin : car toutes les plantes sont importantes et même si les ronces sont négatives pour les hommes elles ont surement leur utilité : donc il faut, à mon sens, penser à laisser un coin pour tous.

Bien sur nous nous sommes écorchés et avons les mains en sang à la fin (pas trop quand même pour moi), mais j'ai un sentiment de communion tellement fort que je ne sens pas de souffrance et que mon sang qui se mélange à la terre a un sens de symbiose pour moi à ce moment.

(étrange ce sentiment d'unité, les plantes que j'ai arrachées n'ont pas souffert alors?)
"Non, parce que la conscience du jardin s'occupe d'elles et elles sont dans une certaine unité, leur part plus haute peut donc laisser ce corps matériel et aller se loger ailleurs.
Si toi tu acceptes d'être dans la lumière, et que je te dis que ton heure est venue et qu'il faut laisser ton corps pour aller vivre une autre expérience ailleurs, alors tu viendras avec moi dans la joie et laisseras ce corps sans souffrance et regret (et toi qui as eu un aperçu de la terre pure sais que le mot joie est faible).  Pour ensuite aller en occuper un autre ailleurs et poursuivre ton évolution.
Bien sur, même toi en sentant la lumière divine tu aurais encore du mal à faire ça, pourtant c'est ce qui se passerait si tu n'avais pas un Ego aussi affirmé."

(c'est fou le sentiment d'unité que j'ai ressenti tout en étant bien ancré dans la terre.)
"il y a plusieurs manière de jardiner, faire un avec le jardin en conscience est une manière assez élevée : la plupart des gens se contentent de le faire inconsciemment. tu as pris soin de lui et il a pris soin de toi : une partie de tes tensions et de tes souffrances sont retournées à la terre pendant cette opération. Ce genre d'activité est très reposante pour l'âme et le corps : et tous les gens qui jardinent dans cet état de conscience en éprouvent toujours un grand bien être.

Cet exercice est une étape intermédiaire : tu ressens que la ronce, le jardin et toi êtes une seule et unique chose.
Tu pourrais faire pareil avec une région, puis un pays, puis la terre et enfin peu être un jour avec tout l'univers.
C'est une voie qui peut te permettre de retrouver l'unité petit à petit si tu continues à l'explorer."
* * *

Après ce très agréable moment nous nous installons au soleil pour discuter avec Pascal.
Je lui demande s’il lui vient quelque chose pour mon sens du gout : pourquoi est il aussi peu développé et ai je un rapport à la nourriture aussi conflictuel?

réponse : "parce que tu es un vrai cochon!"

(effectivement c'est ce que les esprits m'ont déjà répondu et ils ont raison.)

Pascal me dit que je n'ai aucun sens de la nourriture et du goût et il se propose de me faire une démonstration en buvant des bières (faut pas perdre les bonnes habitudes quand même.)

Il sort plein de marques de bières différentes avec des verres différents.

Puis il m'explique des choses que je n'ai jamais apprises avant : en fait il faut regarder, sentir , écouter : tout est important. Il sert une bière et me décrit ce qu'il voit dans la mousse, les reflets, le bruit.

Puis il sert la bière dans différents verres et me montre comme la mousse ne se forme pas de la même manière, comme les bulles ne vont pas sortir de manière identique et à quel point le goût peut être différent suivant la forme du verre.

(Pascal vient d'une famille de gourmets qui adorent la bonne bouffe et surtout les plats fins, donc il a eu une éducation très poussée sur la nourriture et l'art de la consommer)

Il m'explique qu'un gourmet nourrit tout autant ses sens que son estomac et qu'il lui est même arrivé après avoir concocté un plat, en avoir senti les odeurs, et admiré la vue pendant toute la cuisson de ne simplement plus avoir faim : d'être rassasié simplement des odeurs et de la vue.

C'est vrai que ce que j'ai appris est très étonnant pour moi.
Alors que je finis de contempler au soleil un verre empli de bière en savourant la vue des reflets dorés, je repose mon verre et, en regardant le jardin, j'ai une brusque compréhension.

je m'aperçois que la nature que je contemple  est devenue beaucoup plus lumineuse : la végétation a des reflets étonnants et je vois l'énergie qui s'échappe des plantes et du lieu en vagues de constellations miniatures jouer au milieu du décor : la vue des deux est un ravissement, alors que je n'avais pas pris la peine de les regarder avant et cela comble quelque chose en moi.

A ce moment la lumière intervient en un instant : je mets les infos sous forme de conversations.

(étonnant le sentiment de bien être que j'éprouve en regardant le jardin dans cet état de conscience.)
"La nourriture est quelque chose qui peut se vivre à plein de niveaux. Pour l'instant tu es effectivement au niveau du cochon : tu te remplis de n'importe quoi sans en sentir la saveur. Pour toi se nourrir veut dire se remplir ou refuser de le faire. (d'où le rêve avec la fée du feu.)

Un gourmet la vit de manière bien plus intense : il se nourrit à la fois dans le monde matériel et au niveau subtil.

il existe un état encore plus grand et, si tu continues sur la voie, un jour viendra où la simple vue d'un paysage ou l'écoute d'une mélodie suffira réellement à te nourrir: ce jour là tu te nourriras uniquement au niveau subtil et n'auras plus besoin d'ingérer d'aliments.

C'est un état de conscience bien plus avancé : pourtant il existe et peut être trouvé.
Pour l'instant tu vas devoir apprendre à devenir un gourmet : c'est une de tes missions cette année en plus du jardin."

transformer un cochon en gourmet : ça c'est un challenge !

* * *

A ce moment je m'aperçois que mon mal de gorge a disparu : étonnant vu qu'on est resté dans le jardin toute la matinée.

(Pourquoi ne suis-je pas malade?)
"Tu as accepté de changer aujourd'hui, voilà le thème de ton année : changer pour revenir à l'authentique. Si tu avais choisi d'aller manger au lieu de jardiner tu aurais été malade. Quand on refuse de changer alors l'Ego s'accroche et on souffre : si on accepte le changement alors il n'y a pas de souffrance."

A ce moment je profite pour demander l'avis de Pascal sur la question de la souffrance.
D'après lui la souffrance vient effectivement du refus de changer. Quand on est malade il faudrait s'ouvrir et demander à l'univers les raisons, ensuite accepter tous les changements en conscience pour lâcher les choses. Plus vite on accepte le changement plus vite la maladie s'en va. Et idéalement il faudrait anticiper les changements et les accepter immédiatement : ce qui éviterait la maladie.

Bien sur c'est très difficile parce que notre Ego refuse le changement et il va essayer par tous les moyens de nous empêcher de lâcher les choses. Mais plus on avance plus l'Ego est en retrait plus il semble possible d'accepter le changement à vitesse grand V.

(donc c'est pour ça qu'un saint peut prendre le karma des autres et le digérer à vitesse record?)
"Un saint est simplement quelqu'un qui est très proche de l'univers : il ne fait presque qu'un avec lui et peut donc accepter presque instantanément les changements. Car le changement et la transformation font partie de la nature de l'univers."

(et c'est pareil en cas de torture : si on te coupe en morceau ou autre?)
"Je t'ai déjà expliqué, il me semble, avec la ronce : si tu acceptes le changement et que le moment est venu de m'accompagner dans la lumière alors tu peux rester avec moi et vivre les choses dans l'extase.
Si on te coupe un doigt on effectue simplement un changement sur ton corps : ton Ego s'affole de la perte et va te faire souffrir. Si tu acceptes sereinement ce changement sans t'accrocher à ton doigt alors la souffrance ne reste pas.

Un saint peut se faire découper en morceaux en acceptant instantanément le changement jusqu'à la mort qui n'est elle même qu'un changement d'état. Donc la souffrance n'est qu'une mauvaise habitude due à l'immobilisme de votre Ego."

Bon ben je crois que je ne vais pas me couper un doigt pour vérifier quand même, mais on verra la prochaine fois que je souffrirais : parce que parler c'est facile, mais au vu de ma gastro de la dernière fois la pratique est bien plus difficile.

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Published by christophe - dans Expériences
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